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Abbaye de Landévennec

Saint Guénolé

Si l’on affirme traditionnellement que saint Guénolé est le fondateur de l’abbaye de Landévennec en 485, d’un point de vue historique son nom n’apparaît pour la première fois, sous la forme Win-Walloë, que dans le cartulaire de Landévennec où Gurdisten, vers 860, raconte sa vie dans un récit amplement hagiographique.  Il est cependant possible de remonter un peu plus haut dans le temps si l’on admet que l’origine toponymique de Landévennec dérive de ce prénom. Le nom « Landévennec » viendrait de Lan-towinnoc, dérivant de Lan-to-winwalloë qui signifie : « le lan » (l’enclos monastique) du bienheureux Walloë, c’est-à-dire le Lan de saint Guénolé. Comme la lettre de Louis le Pieux attestant sa rencontre avec l’abbé de Landévennec en 818 parle du « monasterio Landeuinnoch », on tiendrait là un témoignage du tout début du IXe siècle attestant qu’un monastère portant le nom de saint Guénolé était déjà solidement implanté en ce lieu.

Les fouilles archéologiques effectuées sur le site de l’ancienne abbaye confirment cette ancienneté, puisqu’elles attestent qu’au tournant des Ve et VIe siècles déjà, il y a bien là une présence monastique.

Quant à la masse de création littéraire qui voit le jour au milieu du IXe siècle, toute consacrée à saint Guénolé, elle témoigne elle aussi d’une longue tradition le concernant. Ainsi, par exemple, une homélie pour la fête de la translation des reliques « de la petite église dans la grande », à l’occasion d’une solennité publique « avec grand concours de peuple », indique que depuis longtemps déjà il existe un pèlerinage auprès de saint Guénolé.

Tous ces éléments rendent plausible l’arrivée de saint Guénolé à la fin du Ve siècle sur le site qui portera son nom.

Là s’arrêtent les indices historiquement vérifiables. On peut toutefois en savoir un peu plus sur Guénolé en lisant le récit hagiographique de sa vie raconté par Gurdisten, abbé de Landévennec vers l’an 860. Ce texte ne prétend pas à la vérité historique, mais il constitue cependant une mine d’informations qui, prises avec précaution, apportent un éclairage précieux sur les débuts du monastère et de son fondateur.

Selon ce récit, Guénolé serait issu d’une famille de migrants originaires du pays de Galles d’où son père Fragan et sa mère Gwenn seraient partis pour s’installer en Armorique (à Ploufragan en Côtes d’Armor). Enfant, Guénolé – dont les frères et sœur sont Jacut, Guéthénoc et Clervie – aurait été confié pour son éducation monastique à un moine celte nommé Budoc sur l’île Lavret. De là, il serait parti, accompagné de onze compagnons, fonder son propre monastère. Marchant vers l’ouest, il se serait d’abord installé, conformément à la tradition celtique, sur une île dans l’actuelle rade de Brest, l’île de Tibidy. Mais bientôt, de cet endroit battu par les vents d’ouest, la petite communauté aurait visé le versant opposé bien abrité et exposé au soleil levant. La traversée se serait faite, raconte l’hagiographe,  en marchant « à pied sec par le lit asséché de la mer », en écho évidemment à l’histoire de Moïse, ce qui donne au site choisi une valeur de terre promise.

C’est bien en ce lieu qui porte son nom que le souvenir de saint Guénolé, entretenu par ses disciples, s’est perpétué. La beauté du site choisi, à l’embouchure de l’Aulne, et la douceur de son climat nous laissent en outre supposer qu’il savait, avec le psalmiste, louer Dieu pour la splendeur de la création.

La fête de saint Guénolé se célèbre le 3 mars comme l’atteste déjà au IXe siècle l’évangéliaire aujourd’hui conservé à New-York. Quant au Pardon de saint Guénolé, il a lieu chaque premier mai (en souvenir de la translation de ses reliques un 28 avril).

Le culte de saint Guénolé s’est répandu au gré de l’histoire et des possessions de l’abbaye en de nombreuses églises et chapelles qui portent son nom. On en dénombre plus d’une trentaine, essentiellement en Bretagne mais aussi dans la région de Montreuil-sur-Mer et dans le Cornwall (Sud de l’Angleterre) où son culte bien vivant est à l’origine des relations œcuméniques entretenues depuis les années 1980 entre le diocèse anglican de Truro et l’abbaye, ainsi qu’avec le diocèse de Quimper et Léon.